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Paludisme : les questions au retour d'un voyage

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Chaque année, 300 à 350 cas de paludisme (malaria) sont enregistrés en Belgique, dont un ou deux avec des conséquences mortelles. Cependant, la maladie est généralement facile à traiter si elle est prise en charge assez tôt. Que faut-il savoir au retour d'un voyage à risque ?

Le conseil impératif : tout accès de fièvre après un voyage sous les tropiques doit toujours faire penser à une infection (potentiellement grave) et doit inciter à consulter un médecin sans tarder.

Où pouvez-vous contracter le paludisme ?

La malaria ne sévit que dans les zones où l’on trouve des moustiques anophèles : sous les tropiques et dans un certain nombre de régions subtropicales. Sur le site de l’Institut belge de médecine tropicale, vous pouvez consulter la carte mondiale des zones à risque : cliquez ici.

• La plupart des cas de paludisme dans notre pays concernent des gens qui reviennent d’Afrique de l’Ouest.
• Dans la plupart des grandes villes, il y a peu ou pas de risque d’infection, sauf en Afrique, où le risque est constant. Dans les banlieues des grandes villes asiatiques (par exemple en Inde), le risque peut aussi exister.
• À une altitude de 1.500 à 2.500 mètres, il y a moins ou pas de moustiques anophèles en raison de la température et du climat à ces altitudes.
• Dans certaines zones, le risque varie très fort selon les saisons.

Pouvez-vous être infecté malgré les médicaments préventifs ?

Aucun médicament n’est 100% efficace pour prévenir le paludisme, même s’il est pris scrupuleusement. Le risque est naturellement plus important quand on n’a pas suivi de traitement ou quand on ne l’a pas suivi à temps ou régulièrement, ou pas assez longtemps. Les pilules doivent en effet être prises un certain temps avant le départ, pendant tout le séjour et pendant un certain temps après avoir quitté la zone à risque (référez-vous à la notice).

Quand faut-il consulter un médecin ?

Quand durant votre séjour dans une zone à risque ou dans les trois mois après votre retour, vous faites de la fièvre (à partir de 38 °C aux aisselles) durant plus de 24 heures, vous devez consulter un médecin le plus vite possible, même si vous ne présentez pas d’autre symptôme. Le paludisme peut être mortel en quelques jours s’il n’est pas traité à temps.

Même si vous avez suivi un traitement pendant votre séjour, vous devez aussi vite que possible consulter un médecin après votre retour. Si d'autres symptômes s'ajoutent à la fièvre, comme une urine foncée, de la jaunisse, de l’essoufflement ou une altération de la conscience, une hospitalisation d’urgence est indispensable.

Pourquoi un test sanguin est-il nécessaire ?

Beaucoup de maladies infectieuses commencent avec les mêmes symptômes (pseudo-grippaux). Il est impossible de confirmer ou d’exclure le paludisme sur base des seuls symptômes. Un test sanguin permet de le déterminer en quelques heures, ce qui permet un traitement précoce et donc efficace. Commencer un traitement contre le paludisme sans être sûr du diagnostic peut être dangereux.


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publié le : 13/05/2016 , mis à jour le 12/05/2016 

Article réalisé par PassionSanté.be
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